The Teijo academy, Tome 1

Genre : Yaoi, Omegaverse

Éditeur : Boy’s Love IDP

Résumé : Shiritsu_Teijo_Gakuen-1-jp

Harutaka, lycéen oméga, se sépare soudainement de son petit-ami Nachi. Celui-ci vient d’une famille d’hommes politiques depuis plusieurs générations, et on attend de lui qu’il reprenne le flambeau ; afin de se concentrer sur son objectif, il quitte Harutaka et entre à l’académie Teijo, où a étudié sa famille. Harutaka, toujours profondément amoureux de Nachi, décide de son côté de s’inscrire également afin de le soutenir. Mais dès les premiers jours, il réalise qu’il ne s’attendait pas à tomber dans un environnement aussi élitiste, où tout le monde obéit au doigt et à l’œil à un groupe de quatre lycéens, riches, beaux et venant de familles célèbres, qui font la pluie et le beau temps à l’école.

Mon ressenti : 

Le yaoi n’est pas un genre connu pour sa grande structure, c’est pourquoi, personnellement, dès lors qu’il y a un effort de construction de scénario, de développement de personnages et de l’environnement où va se placer l’histoire, le manga gagne des points, comme celui-ci !

Malgré la couverture qui me faisait craindre un MMM, j’ai tenté ma chance car Fuyu Natsushita m’avait déjà fait apprécié sa plume avec le one-shot « Le maître de maison est un alpha » (ici)

Dans le même contexte d’omegaverse, elle nous amène dans un Japon modifié où des écoles prestigieuses préparent les lycéens à atteindre les hautes sphères telles qu’acteur, écrivain célèbre, homme d’affaire ou de politique. L‘académie Teijo est la meilleure et permet de tisser quelque chose de très important, y compris dans la vie : un réseau, des liens et relations qui permettent de se démarquer, d’être quelqu’un et de trouver facilement du travail par la suite.

Bien sûr, sachant que c’est une école réservée aux hommes, il faut se douter que l’envers du décor n’est pas super honnête et lumineux, surtout quand un petit groupe d’élèves est sacrément privilégié par rapport aux autres et que cela crée une lutte sournoise pour l’ascension sociale.

Envies, désirs, ambition et jalousie se mêlent dans le cœur de ces élèves qui essaient de s’attirer les bonnes grâces des 4L : les 4 légendaires, des représentants des clubs de sport, d’art, d’éthique et du savoir. Chacun a un caractère rendant fluctuantes les règles pour devenir l’un de ses favoris et ce n’est pas comme s’il existait un texte l’expliquant, c’est en les observant que les élèves voulant faire partie de ce groupe tiré sur le volets devine (ou pas) ce qu’il faut faire pour être choisi.

A quoi cela sert d’être un favori ? Si l’on veut faire partie des 4L, il n’y a pas d’autres solutions et ce n’est pas forcément gagné pour autant car il y a de nombreuses étapes, cérémonies et règles dans ce cercle de VIP. Ils se distinguent par le badge qu’ils portent sur leur costume.

 Contrairement à ce que la couverture laisse penser, au tome 1, Harukata n’en devient pas un. Par ses galères scolaire et son quotidien, on peut voir le système de l’académie, le règlement, le bal, le sanctions et le modèle éducatif. Cela rend la lecture intéressante et découvrant chaque personnage qui possède un caractère propre et facilement distinguable des autres par le bon coup de crayon de la mangaka, les interactions sont mouvementées. Schématiquement, il y a l’incarnation des défauts oméga chez Tsuji (le colocataire de Harukata), la frivolité (et d’autres traits qui m’ont fait déprécié le personnage) chez le président des 4L, ainsi que quelques petites surprises dans les réactions de ceux qu’on pensait avoir cerner comme Aoki et Tsubaki.

La contextualisation et le développement de chacun prend une bonne partie de la place, et permet à la romance de ne pas tout monopoliser mais surtout de ne pas être introduite n’importe comment. Ce n’est pas pour autant que les pages sont soft, on peut compter sur Tsuji et Hasunomiya (le président des 4L) pour empêcher ça.

En bonus, il y a un chapitre consacré à la petite famille issue du one-shot de l’auteure, ce qui est sympa car on voit ce 1er tome comme une extension du monde. Après un contexte purement romantique et familiale, celui-ci nous montre un angle un peu plus scolaire et social (bien que le physique des personnages et la manière dont ils sont habillés ne donnent pas l’impression qu’il ne s’agit que de lycéens) .

Affinités :

Eh bien déjà, malgré le fait que ce soit de l’omegaverse, on n’en prend pas autant conscience que dans « DSP romeo », « Pendulum » et « Renmant » (qui sont plus Fury) ou « Le maître de maison est un alpha ». Alors s’il y a des curieux du genre, cette immersion se fera plus en douceur. Cela reste explicite dans les relations toutefois, alors un non initié au genre yaoi qui redoute un peu, n’est pas le public ciblé s’il cherche du soft. Mais pour l’effort d construction dans un contexte académique très réussi et le déroulement de l’histoire je le recommande forcément à tous ceux qui apprécient ce style.

Ma note : 16/20

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