Rebecca Kean, Tome 7 : Amberath – Les dieux sont SI capricieux

Genre : Bit-lit

Editeur :J’ai Lu

Résumé :

Je suis d’une nature profondément optimiste, la preuve : ma meilleure amie s’apprête à donner naissance à « Damien, le fils du diable » ? Je me dis pas grave, tant qu’il naît sans cornes et sans odeur de soufre, on devrait pouvoir gérer. Mon petit ami me ment depuis des années ? Pas de problème, je décide de retourner chez moi et de m’y construire une vie meilleure… Bref, je reste positive. Du moins, c’était le cas jusqu’à maintenant. Parce que, pour la première fois de ma vie, j’ai beau chercher, je ne vois vraiment pas comment je vais pouvoir m’en tirer.

Mon ressenti :

Ne prêtez pas attention à la couverture, entre celle que j’avais mis pour mes envies (donc celle-là) et celle que J’ai Lu a mis sur le bouquin, un monde est passé (c’est pourquoi le titre est Amberath et qu’on voit 150 000 lecteurs au lieu de 100 000).

Ensuite, contrairement à mon habitude, cette chronique donnera des trucs concrets faisant penser à du spoil, donc je vous redirige vers la chronique de Sai qui est très bonne et clairement sans spoil (ici). Prenez ma chronique comme une sorte de discussion (j’ai lu tellement d’avis négatifs que quand j’ai donné mon retour je n’ai pas pu suffisamment m’en défaire pour ne pas avoir l’air de répondre à quelqu’un).

Le 7e tome de Rebecca Kean s’est fait attendre, et malgré les nombreux avis négatifs qui m’ont fait craindre d’être déçue, j’ai apprécié ma lecture.

Bien plus épais et mieux corrigé que le tome 6 (plus de ????!!!) qui avait été une vraie déception (ici pour la chronique), ce tome relève la pente et me rappelle pourquoi j’aimais tant cette saga Bit-lit (qui est en fait la seule que je lis actuellement tant beaucoup de choses m’ont dérangé chez les livres de Milady, par exemple dans Hybrides (ici), bien que Meg Corbyn reste une perle dans cet océan de déceptions (ici)).

Ne lisant pas ce roman spécialement pour la romance et n’ayant rien imaginé ou prévu de la confrontation Raphaël / Rebecca, mes espoirs n’ont pas pu être désillusionnés.

J’ai apprécié le fait qu’on s’intéresse au clan des Vikaris, ces Sorcières de Guerre courageuses et affrontant le danger sans sourciller, avec plaisir même. J’aurai trouvé dommage qu’au contraire on ne sache rien de concret des Vikaris et qu’on ne les voit pas à l’œuvre au service de leur Reine alors que depuis le tome 1 on en parle comme une légende effrayante. C’était aussi l’occasion de voir Rebecca plus longtemps dans son rôle de Reine. Elle agi quand il le faut, elle explose quand c’est nécessaire, et plusieurs scènes démontrent qu’elle n’est pas devenue un poteau à protéger comme le voudrais pourtant son nouveau statut. D’autres encore montrent que malgré son rang, elle n’agit pas parfaitement comme tel.

Les répliques étaient toujours aussi piquantes pour attirer un sourire, même si ça n’a pas vraiment marché sur moi. Bien sûr, on peut subjectivement trouvé que l’humour sur la mort et la torture était toujours prenant, c’est subjectif. Quoi qu’il en soit, c’était mineur et cela n’a pas entaché ma lecture.

Le tome 7 de Rebecca Kean permet l’extension du monde surnaturel. Loin d’être futile, cela a permis d’obtenir des réponses concrètes (même si j’en avais deviné certaines) sur quelques points tout en créant un antagoniste sérieux à Rebecca. Je me demandais d’ailleurs qui l’auteure ferait se dresser vraiment contre elle car bien qu’elle soit la Reine des Vikaris, elle est aimée de tous à Burlington.

Je schématise mais ses liens sont en gros : enfant des Loups, ex-amante des Vampires, pupille des Muteurs, amie des Portionneuses, alliée des Chamans et princesse des Démons.

De ce fait, déjà que peu d’entre eux aurait pu faire le poids contre elle, ceux qui pouvaient être une sérieuse menace sont très proches d’elle (les Vampires et les Démons). Et la carte du Nécromancien avait déjà été jouée au tome 5. A titre totalement subjectif, j’ai beaucoup aimé son rapprochement avec Baëtan qui est comme une sorte de gardien/père grognon et borderline envers Rebecca.

Le fait qu’un véritable ennemi se dresse devant elle pimente un peu le récit. C’est l’un des problèmes à créer des personnages tous aussi puissants et surpuissants les uns des autres : au fil des tomes et de l’évolution des pouvoirs, on finit par ne plus ressentir d’angoisse pour eux, tant ils sont forts.

Je pense que c’est d’ailleurs la raison pour laquelle le tome 5 reste jusqu’à présent mon favori : le nécromancien lui avait mis une pâtée d’enfer et une Vikaris du trio infernal de la grand-mère de Rebecca avait même périe. Ici, la balance a un peu basculée et le mystère tout comme le suspense ne s’essouffle pas. L’enquête est bien menée, on quitte les portes de Burlington, on découvre d’autres personnages, et on obtient juste assez d’éléments de réponses pour maintenir notre intérêt.

Concernant la romance, s’il est vrai qu’elle a souvent paru indécise dans ses relations, c’est plutôt à cause de l’ambiguïté de ses liens : ses paroles étaient souvent claires : elle ne voulait que Raphaël. Ainsi, je ne considère pas qu’il y ait un véritable triangle amoureux. De multiples liens ambigus, oui.

Et dans ce tome, elle affirme clairement avoir rompu avec Raphaël qui joue son connard toxique (me confirmant que j’avais bien fait de ne jamais l’aimer) et cède « enfin » à Bruce avec lequel elle avait toujours une relation bien plus aboutie. C’est personnel mais j’ai toujours trouvé Bruce mieux construit que Raphaël : plus humain, plus chaleureux, plus attentionné, et sa cohabitation avec elle leur a vraiment donné une dynamique de couple, ce que je ne ressentais pas forcément avec Raphaël.

Quant à Ali, s’il est vrai qu’il y avait un air d’un rapprochement avec lui, je pense que c’était plutôt un développement nécessaire pour le lien (comme on a pu le voir avec Bruce), mais pour l’instant, je ne vois pas à quoi cela sera utile pour Ali (j’espère qu’il aura une visée utile sinon l’intérêt m’échappe). Mais à mes yeux, ce n’était pas de la romance entre les deux. Depuis le début elle fait bien comprendre à Ali qu’il n’a pas de chance. L’embrasser n’est pas un engagement, elle peut paraître papillon mais pour avoir lu et grimacer devant de nombreux triangles amoureux (je ne supporte pas ça), ici il n’y en a pas, à mon sens.

Je n’ai pas trouvé les personnages du début effacés, ils sont moins présents c’est vrai, mais pour avoir lu Leonora Kean (ici), on en voyait certains toujours et je me dis qu’ils continueront d’interagir du côté de Leo, puisque William, par exemple, est plus proche de Leo que de Rebecca.

Par ailleurs, ayant lu celui de Leo bien avant le tome 7, je constate que ça se recoupe : on a pas une sensation de vide ou de disparition de personnages.

J’attends cependant avec appréhension le tome 8 qui doit être le dernier tome car comme le fait remarquer Sai, certains éléments sont en suspens et l’extension du monde pousse à craindre que le tome 8 soit bâclé. Néanmoins, s’il est aussi épais voir plus que celui-là, je pense que je passerai un tout aussi bon moment de lecture.

Ma note : 17,5/20

4 réflexions sur « Rebecca Kean, Tome 7 : Amberath – Les dieux sont SI capricieux »

  1. Je suis contente de voir que nos avis se rejoignent ! En même temps, on est toutes les deux anti Raph et pro-Bruce ! 😀 Donc je te comprends ! (Et je comprends le fait que les fans de notre vampire divin soient déçues…). Comme toi, je suis contente que l’ouvrage soit plus épais et corrigé. J’espère que le prochain sera dans cette veine (voire plus épais). Il faut que je lise le T1 de Léonora…

    Aimé par 1 personne

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