Les rives rouges de l’adultère, Tome 1

Collection : Daitan !

Éditeur : Meian

Résumé : 3005

Tomomi a été abandonnée par ses parents et habite chez son oncle Kaname depuis sa plus tendre enfance.

Amoureux l’un de l’autre, ils finissent par tomber dans une relation incestueuse tout en sachant qu’elle ne pourra durer éternellement. Lorsque Tomomi doit rencontrer Shinji, son fiancé, ils y voient l’occasion de mettre un terme à leur liaison. Mais le lien qui les unit semble bien plus dur à briser que les normes sociales…

Mon ressenti : 

Nouveauté de la collection fraîchement sortie nommée Daitan, les éditions Meian propose un titre sur un sujet tabou à ne pas mettre entre toutes les mains, comme le veut leur collection.

Série en deux tomes, Les rives rouges de l’adultère est un récit à caractère polémique : l’inceste. Si ce qui pourrait résonner en premier lieu dans l’esprit de certains (n’ayant pas lu le résumé) est une relation entre un demi-frère et une sœur, comme souvent c’est le cas dans les récits à connotations audacieuses, ici, c’est entre un oncle et sa nièce.

Pas de liens par alliance pour permettre de relativiser en se disant qu’ils ne sont pas de la même famille au sens biologique du terme, pas de demi parenté pour encore relativiser, ici, les liens de sang ne font pas de doute.

L’autrice a peut-être à dessein choisi ce lien de parenté pour faire s’interroger le lecteur sur une échelle de gravité de l’inceste ou au contraire, lui faire établir que, peu importe les affinités, chaque relation incestueuse est condamnable au même titre qu’une autre.

Pourtant, on aurait tendance à dire que oui, c’est plus grave dans le cas précis. Mon côté pénaliste surtout joue dedans car j’y ai directement vu la circonstance aggravante de l’ascendance et d’un lien d’autorité. Frère du père de Tomomi disparu avec sa mère Dieu seul sait où, Kaname s’occupe de sa nièce depuis sa plus tendre enfance.

Il l’a vu grandir, évoluer, mûrir, et c’est ce qui rend la chose assez malsaine et légitime le cas d’aggravation de l’inceste. En tant que plus âgé, en tant qu’oncle le devoir d’éduquer sa nièce, qu’elle lui obéisse, les place dans la relation d’autorité que j’ai précédemment évoqué.

Le manga n’est pas placé dans la catégorie Daitan! juste pour le thème, mais aussi pour la narration très crue : les scènes d’ébats entre les personnages ne laissent pas de place à l’imagination. Sujet osé, l’autrice n’a pas opté pour l’angle selon lequel c’est l’oncle qui séduit la nièce, montrant que l’inverse peut être possible, et cela peut aller à l’opposé des idées reçues des lecteurs.

Situation qui semble inextricable, les deux amants essaient de se dégager de cette étrange relation où ils ont plongé. Tomomi sort avec un jeune homme qui a pour projet de se marier et Kaname de son côté, se fait courtiser par une collègue. Mais, sitôt les efforts faits que six pas en arrière sont effectués.

À voir comment l’autrice bouclera cette histoire dans le tome suivant qui sera également le tout dernier.

7 réflexions sur « Les rives rouges de l’adultère, Tome 1 »

  1. Bonjour, je viens de finir le manga. Le Tome 2 n’est pas une fin, et il est une hyper sexualisation du viol.. Bien contente de ne pas l’avoir acheté neuf.

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