The killer inside, Tome 2

Genre : Seinen

Éditeur : Ki-oon

Résumé :Shin'ai naru Boku e Satsui wo komete.jpg

Alors qu’Eiji tente de se rappeler ses dernières actions, l’une de ses camarades de classe, Rei Shinmyoji, lui annonce qu’il possède une double personnalité ! Pour l’adolescent, l’explication paraît peu convaincante… jusqu’à ce que la police vienne l’interroger.

Il est en effet suspecté du meurtre de la jeune femme retrouvée plus tôt, qui n’était autre que sa petite amie…
Seulement, Eiji n’en a aucun souvenir ! Afin de reconstituer le puzzle de sa mémoire, le jeune homme se jette dans la gueule du loup et prend contact avec Sai, un dangereux chef de gang avec qui il semble avoir noué des liens…

Mon ressenti : 

Après un tome 1 qui m’avait beaucoup plu (ici), le tome 2 de The killer inside reprend sur les chapeaux de roues !

En usant d’un chien dressé pour déchiqueter des membres du corps humain, Sai fait régner la terreur dans son clan où il révèle savoir qu’il y a un traître. Le stress que ressent Eiji transpire alors des pages, les traits du dessinateur, comme au premier opus, retranscrivent parfaitement chaque émotion, de la plus forte à la plus angoissante.

Pas du tout serein concernant la menace que Billy (le chien) représente, puisqu’il sait que son alter ego était ledit copain de la défunte Yoko, et qu’en plus, il est à l’origine du braquage qu’à subi le gang, Eiji va être trahi par ses mimiques.

Par la force des choses, ses bijoux de famille resteront loin des crocs de ce cher molosse mais, si Sai n’a fait aucun commentaire, épaississant le suspense et faisant se demander ce qu’il mijote, il est sûr que le geste de protection d’Eiji envers ses parties intimes ne restera pas sans conséquence.

Par la petite enquête que mène Eiji et Rei, ils vont rencontrer une amie de Yoko, prostituée elle aussi, qui va expliquer un peu plus les ficelles de la pression, du chantage et des mécanismes de contrainte usé par le gang, très commune à celle des réseaux de prostitution de notre temps, pour garder sous leur coupe les filles qui ont cédé à l’appât du gain rapide grâce à leurs charmes, et qui finissent par le regretter.

Menace de diffuser les vidéos d’ébats avec les clients sur le net, menace envers la famille, intimidation par la violence aussi bien psychologique que physique, tout y passe pour faire rentrer dans les rangs les récalcitrantes. Parler à la police n’est même pas une option viable dans les pensées de celles violentées.

Que ça soit concernant le site du gang qui a l’air tout ce qu’il y a de plus légal, que de l’anonymat qu’il assure aux clients, chercher qui a été le dernier à être en contact avec Yoko pour avoir plus d’informations sera un point important de l’histoire, et l’étendra à d’autres personnages apportant chacun son lot d’informations.

De ce fait, ce tome a un bon rythme. Il ne se perd pas en éléments inutiles et est loin de poursuivre sur le trash aperçu à la fin du tome 1. Comme je le pensais, et même si certains gangs étaient bien dans cette image pouvant être jugée de caricaturale pour certains lecteurs, ce n’était qu’une forme d’artifice qui prendra tout son sens à la fin de ce tome. Même s’il y a quelques scènes de torture mentale utilisées, ici également, ce tome ne se contentera pas d’être un condensé de dureté.

Il dévoilera certains angles d’Eiji et même de Sai qu’on avait pas forcément noté. Ce sera l’occasion de voir à quel point, sous ses allures de garçon embarrassant, il est plein de ressources et ne manque pas de courage.

Par ailleurs, l’hybristophilie, c’est-à-dire l’attirance ressentie pour des criminels, qui est un syndrome assez particulier, est aussi abordé de manière a étoffé les motivations de Sai d’être si…décadent.

L’auteur s’appui sur des anecdotes concernant les célèbres tueurs en série de notre temps, légitimant un peu plus le récit pour ceux qui penseraient qu’il est impossible que des personnes soient attirées par des criminels.

Ma note : 15/20

7 réflexions sur « The killer inside, Tome 2 »

    1. Oui, ça permet de montrer un peu que les gens ont toujours été intrigués par les tueurs en série et certains développent même une fascination borderline, allant jusqu’à se marier avec. Comme la femme de charles Manson qui était une « fan » de lui

      Aimé par 1 personne

      1. Pas grave pour le nombre de tomes, faut juste que je me décide à les acheter au fur et à mesure. 😉
        Eh bien je verrai dans quelques semaines pour me les procurer.

        Aimé par 1 personne

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