Act-Age, Tome 1

Genre : Shonen

Éditeur : Ki-oon

Résumé du tome :Act-age-tome 2.jpg

Des dizaines de milliers de candidats pour une poignée d’élus… L’agence Stars est connue pour la sévérité de sa sélection, mais aussi pour son aptitude à dénicher les étoiles du cinéma de demain. Derrière les paillettes et la lumière des projecteurs se joue une lutte féroce pour la survie… C’est dans ce climat ultra-compétitif que la jeune Kei tente sa chance, poussée par la nécessité de trouver un gagne-pain pour nourrir ses frères et sœurs.
Quand Sumiji Kuroyama, réalisateur aussi génial que méconnu, découvre la lycéenne au cours d’un casting, c’est le coup de cœur : cette Kei Yonagi est une véritable pépite ! Elle ne joue pas, elle devient son personnage. Il le sait, cette technique à double tranchant peut mener à la gloire comme à la folie… Malgré tout, il prend l’adolescente sous son aile pour polir ce diamant brut et dévoiler son éclat. De plateaux en auditions, Kei débute à marche forcée l’apprentissage du dur métier d’actrice !

Mon ressenti : 

Act-Age est le petit nouveau du Shonen Jump et se consacre à nous immerger dans le monde du cinéma, mais surtout en se focalisant sur le point de vue des acteurs, et notamment d’une bien spéciale qui, même sans agence se considérait déjà comme telle : Kei Yonagi.

La façon dont a été écrit ce personnage m’a directement mis un coup au cœur : un père absent mais qui envoie de l’argent, une mère décédée, deux enfants dont elle doit s’occuper du haut de ses 16 ans, Kei n’a pas eu la vie facile et cela ne se simplifie pas.

Pourtant, elle affiche un air neutre, un peu même indifférent au quotidien, et l’on comprend très vite que c’est un masque, car ses yeux, eux, reflètent parfois très bien ses émotions. Sa force d’âme vient de sa faculté à pouvoir se mettre sur « reset » elle s’applique à gommer ses douleurs en devenant quelqu’un d’autre. Et, si ceux la considérant comme dangereuse et instable sont nombreux, j’ai aimé ce trait de personnalité.

À chaque fois que je traverse une épreuve douloureuse… je deviens quelqu’un d’autre…pour m’oublier moi-même !

Parmi ceux trouvant cette faculté effroyable, il y a sa jeune sœur qui l’encourage à devenir actrice afin que ce don ne se change pas en malus. La vie personnelle des Yonagi est donc bien mis en avant à travers Kei puisqu’à chaque essai et entraînement sur des tournages de pubs ou de films, elle puise en elle, en ses expériences de vie afin de jouer.

-À ton avis, c’est quoi, l’art dramatique ? 

-Se remémorer des émotions ? 

Ce procédé connu sous le nom de méthode Stanislavski consiste à puiser dans ses propres expériences pour faire jaillir des sentiments réalistes.

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Si cela paraît être la meilleure façon de s’assurer d’avoir un rôle réaliste, les limites et dangers de ce système apparaissent vite et au contact de Sumiji Kuroyama, un réalisateur dont on ne connaît pas très précisément l’objectif, voit en elle la poule aux œufs d’or qu’il prend sous son aile.

C’est moi que tu traites de poule ? Tu veux mon pied dans les œufs ?

Malgré le côté taquin de Sumiji Kuroyama qui tend souvent dans le plaisir d’emmerder Kei, sa fiche de personnage démontre plutôt un certain bon fond et un grand sérieux. Il n’aime pas parler de ses goûts cinématographiques car il estime que pour un réalisateur, c’est un manque de savoir-vivre de critiquer les œuvres des autres. Et il aime secrètement regarder des photos de petits animaux mignons sur son portable.

Pourtant, si la directrice de Stars, en ayant décelé ‘instabilité émotionnelle de Kei quand elle joue, a préféré la recaler pour son bien, lui n’a pas les mêmes scrupules. Ce qui donne l’impression qu’il utilisera Kei comme un marche-pied vers son succès, peu importe si en cours de route, elle s’effrite au fil des rôles, jusqu’à finir en morceaux.

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Avec son 2e entrainement sur le tournage d’un film médiéval à l’ère Edo, il y aura une présentation facile à comprendre du rôle de chaque membre du staff et de leurs compétences. Même si c’est sous l’œil tordu de Sumiji, son assistante recadre les faits.

Il est facile de comprendre que par son caractère, il permet à des situations amusantes et mêmes drôles de se créer, et pas seulement quand il se chamaille avec Kei qui a du répondant et une franchise brute qui décoiffe.

La passion de Kei à jouer se ressent non seulement dans son jeu mais aussi à travers la sincère reconnaissance qu’elle éprouve  par les opportunités qui lui sourient grâce à Sumiji. Même s’il s’agit de jouer un figurant, elle reste humble et pleinement satisfaite, ce qui nourri le tableau du personnage que j’avais déjà commencé à apprécier.

La fin du tome invite directement à lire le suivant (que j’ai terminé à l’heure où j’écris) car l’ange de Stars, produit marketing équilibré de ce que doit être un acteur, fait son apparition et va annoncer l’organisation d’un casting pour l’adaptation d’un manga en film, nommé « Death island« .

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Tout comme Kei, j’ai eu une drôle d’impression en voyant cette fille.

Elle est jolie… au point de captiver au premier regard… pourtant je ne vois pas son visage !

Affinités : 

Le tome 1 d’Act-age est donc très bon et démarre rapidement, sans donner une sensation de tome d’introduction « prévisible » puisque Kei rencontre quelques embûches sur son chemin d’actrice alors que les spectateurs lui mangent dans la main.

Je vous conseille de lire ce manga même si vous n’y connaissez rien au monde du cinéma et que vous n’êtes pas spécialement intrigués/attirés par ce domaine (c’est mon cas, c’est en lisant quelques pages du manga que je me suis décidée à l’acheter sans aucun regret !).

L’autre plus du manga réside dans les dessins et l’expressivité très réussi des différents personnages, surtout de Kei, qui nous plonge avec aisance dans le monde du spectacle et nous donne à nous aussi l’impression de réellement voir la scène, comme les spectateurs émerveillés.

Ma note : 16,5/20

16 réflexions sur « Act-Age, Tome 1 »

  1. Je partage tout a fait ton avis sur ce tome et sur les points que tu soulignes comme lecture de Kei ou les touches d’humour.
    Et comme je l’ai dit à plusieurs reprises, j’espère que côté shonen n’empêchera pas d’approfondir le côté sombre de ce milieu. L’aspect psychologique est déjà souligné et sera intéressant, mais j’espère que les autres strates du milieu du cinéma seront aussi présentées car pour le coup, moi c’est quelque chose qui me passionne.

    Aimé par 2 personnes

    1. Ah oui mais j’espère totalement que le côté sombre sera approfondi, c’est ce qui a joué dans mon appréciation en plus! Ce serait éducatif pour moi plus d’infos sur le milieu du cinéma donc ça me va aussi, ce sera pas comme une encyclopédie donc c’est bon, même si c’est pas un thème qui me parle direct.

      J'aime

      1. C’est à noter !
        Beastars ne m’attire effectivement pas, mais mon réseau en a fait l’acquisition. Je pense que j’importerai les premiers tomes pour voir si mes lecteurs sont tentés ou non.^^ Si oui, j’en ferai l’acquisition.

        Aimé par 1 personne

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