Apocalypse Blues, Tome 2 : le crépuscule du monde

Genre : Science-fiction, Young adult

Editeur : Bragelonne

Résumé : apocalypse-blues-tome-2-le-crepuscule-du-monde-1229261

Le voyage a-t-il encore un sens quand la route n’existe plus ?

Matthew, Charly, Kiran, Tobias et sa meute de loups ont survécu à l’effondrement de la caldeira du Yellowstone. Leur voyage se prolonge, alors qu’ils décident de rallier New York à pied, dans l’espoir d’y retrouver les parents de Charly.

Ensemble, ils devront affronter les dangers de la route, les rencontres inattendues, mais aussi leurs propres démons, qui se révèlent toujours un peu plus dans ce crépuscule du monde tel qu’ils le connaissaient. Ils ne pourront compter que sur eux-mêmes pour s’en sortir… et sur leur veine de pendu, mais les accompagnera-t-elle jusqu’au bout ?

Le monde est détruit, mais la terre est toujours ronde, la musique est toujours aussi bonne, les guitares ont pas besoin d’électricité pour fonctionner, et dans le pire des cas, dites-vous qu’il nous reste le ciel

Mon ressenti : 

Vous le saviez, à mon ressenti sous le charme du tome 1 (ici), que la lecture du tome 2 allait de soi.

Dès le début, j’ai été à nouveau happé par l’écriture fluide de l’auteure qui bien que d’un point de vue externe omniscient, me permet d’être totalement immergée dans l’histoire. Toujours avec de multiples points de vues, et quelques musiques collant complètement à la situation, des nouveaux personnages sont injectés au cours de ce tome qui sert un peu de transition afin d’élargir les horizons et surtout d’en connaitre un peu plus sur les personnages et la situation mondiale. Ces nouveaux personnages apportent chacun à leur manière un intérêt autant technique, utile, informatif, relationnel ou émotionnel. La nature rappelle par bien des façons qu’à la base, c’est elle qui domine les hommes, quelque soit le bout du globe sur lequel on se trouve et par différents moyens.

Durant une bonne partie du tome, on se retrouve dans une sorte de huit-clos avec Matthew, Charly, Kiran, Tobias, la meute de loups qui ne cessent de s’agrandir et  Camille, leur nouvelle petite recrue, dans une maison où ils reprennent des force, bloquée par le Blizzard.

Cette partie est loin d’être ennuyeuse ou inutile, au contraire, c’est ce qui solidifie les liens entre les personnages et surtout, entre nous et eux. Après avoir bravé les nombreux obstacles et échappé à l’effondrement de la caldeira du Yellowstone, leur but est fixé : ils iront à New-York retrouvés les parents de Charly. Tous se raccrochent à cet espoir, cet objectif, parce qu’après tout, quand le monde se meure, que les différentes formes de civilisations modernes commencent à disparaître et qu’on ne sait pas où aller, c’est normal, dans le doute, de vouloir rejoindre les membres de sa famille si on tiens à eux, afin de pouvoir affronter ensemble la potentielle extinction de l’humanité. Dans ce genre de moments désespérés, il est toujours bon d’avoir un leitmotiv pour ne pas juste se laisser engourdir par le froid dans une voiture en panne d’essence en plein milieu d’une tempête de neige violente fermement décidée à tout ensevelir

Intimement, les doutes, peurs, craintes, et diverses émotions des personnages sont livrés. Ils ne cherchent pas à jouer les héros, ils veulent survivre mais on peur de mourir et cette peur qui les consume et les ronge les pousse à se demander s’il ne ferait pas mieux de se laisser aller, afin que ça cesse. C’est réaliste, chaque épreuve qu’ils traversaient l’était. Chaque douleur qu’ils encaissaient en se relevant, souvent tordus, toujours plus cassés, luttant contre l’angoisse et le désespoir s’échappait des lignes pour s’infiltrer sous ma peau.

Je suis désolé. On aurait dû mieux préparer le monde dans lequel tu es né, pour toi. On est si minutieux quand on prépare la chambre d’un enfant à naître, comme s’il allait y vivre pour toujours. On en oublie qu’avant de le mettre dans sa chambre, on le met au monde. 

La psychologie des personnages, même ceux non principaux, qui ne sont là que de passage, sautes d’humeur, crises de nerfs, TOC, mythomanie, lâcher prise, lâcheté, traumatisme avec lequel on essaie de concilier pour se recoller et puis les déchirements entre ceux moraux et ceux nécessaires, étaient soigneusement mis en avant à chaque fois, et bien traités.  Pas de superficialité, que ce soit le pauvre Tobias qui perd son identité d’homme mais qui se retrouve un peu en Camille dont il fait son ancre, Kiran qui ne sait comment gérer ce trop plein d’amour qui le laisse sans souffle alors qu’il n’a plus de repères, Matthew qui porte sa nouvelle petite famille sur le dos comme Atlas ployant sous le poids du monde, ou Charly, qui souffre à divers plans, on ne peut que saluer le travail de l’auteure. On s’attache à chacun d’eux à divers degrés, et les pages défilent à folle allure. 

De même que leurs réactions sonnant toujours justes à mes oreilles face à une nouvelle adversité. Quand on s’aperçoit que dans le chaos, on oublie les droits de l’homme pour appliquer la loi du plus fort ou celle martiale. Quand la terre sur laquelle on marche est transfigurée par les cataclysmes qu’on a soi-même causée. Ou encore quand, dans la faim et le désir de survie, les hommes oublient leur civisme pour ne redevenir que des animaux et franchissent une barrière de moralité sociale qui n’a plus à exister : c’est mangé ou être mangé, au sens littéral du terme.

On a bousillé cette planète, cette inondation sans fin, cette invasion de moustiques, cet été si long, c’est le retour de bâton.

Les ambiances, à chaque instants du livre étaient bien plantées et créaient l’accélération du rythme cardiaque à bon nombre de moments de tension, le rire à d’autres ou le choc pour certains. Je ne me remets toujours pas à l’heure où j’écris ces mots, de cette fin. 

Peut-être ai-je adoré ce livre car c’est précisément l’idée de la fin du monde que je me suis toujours faite, peut-être que si j’avais lu bon nombres de livres sur ce sujet je serai moins séduite, mais le fait est là : ce livre est objectivement très bon et après de nombreuses lectures sympas sans plus, voici celle qui m’a réanimé en ce mois de décembre. Mon coup de cœur de fin d’année ! 

Ma note : 19/20

11 réflexions sur « Apocalypse Blues, Tome 2 : le crépuscule du monde »

  1. 💕💕💕💕 Je suis tellement contente que tu me rejoignes à propos de ce roman et surtout ce que ce soit une très bonne lecture pour toi. 😀
    Un coup de cœur, que demander de plus ?
    Je te souhaite une belle découverte du tome 3 quand tu y seras.

    Aimé par 1 personne

      1. Ça me fait super plaisir de savoir ça ! 💃💃🤗🤗🤗
        Jeudi après-midi je suis en « vacances » (pour révisions semestre 2), du coup je lirai le tome 3 ! (enfin mdr, je voulais que les astres soient alignés pour)
        D’ailleurs j’ai eu mon semestre 1 avec mention ! Chui trop contente 🤗
        La fin est crève cœur oui 💔 j’y ai pensé longtemps après la lecture
        Ça a été un coup de cœur pour toi ? (j’ai pas vu ta chronique)

        Aimé par 1 personne

      2. Bon courage pour les révisions !
        Bonne future lecture ! Ah nous on s’y attaque cette semaine. ^=^
        Elle est postée aujourd’hui ! Un 5/5 pour moi et coup de coeur pour ma binôme de lecture.

        Aimé par 1 personne

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