Désirs défendus

Genre : MxM, New adult

Editeur : Hugo roman

Résumé :desirs-defendus-1063458.jpg

Depuis ce jour d’été qui a fait basculer son monde, James part à la dérive. Son travail est la seule chose qui l’empêche de sombrer : professeur d’anglais dans le supérieur, l’enseignement est sa vocation.

Mais quand il croise les yeux vert sombre de Noah le jour de la rentrée, et perçoit la détresse qui émane du jeune homme, il comprend immédiatement que cette année, les choses seront différentes. Car jamais encore il n’avait désiré un étudiant… Prendra-t-il, par amour, le risque de transgresser les interdits ?

Mon ressenti 

J’ai évidemment choisi ce livre pour son côté défendu, un peu comme pour « Puisque c’est ma rose » (ici) qui était du genre MF et non MM comme celui-là.

L’histoire commence avec les blessures émotionnelles de James, peu après qu’il se soit fait plaisir en boîte avec un inconnu la veille de la rentrée scolaire, afin de se détendre. Il le fait parce que celui qui endiguait son stress auparavant et qui le supportait dans les différents moments de sa vie n’est plus là. J’oscille entre deuil et tromperie ayant causé cette séparation, très vite, par l’amertume que ressens James et son flageolement interne d’être si faible en pensant à lui, je comprends que c’est la tromperie en est la cause.

Par morceaux, l’auteure nous livre les peines de James, le fait qu’il s’est reclus, isolé et renfermé sur lui-même pendant ses vacances d’été ayant été les pires de sa vie, tout comme l’anniversaire de ses 30 ans. Il attire assez facilement la compassion, surtout qu’il se sait faible et pourtant, n’arrive pas à tenir la face à toutes épreuves, même le jour de la rentrée où une collègue lui demande ce qui se passe avec Elias, son ex-compagnon.

C’est un type passionné par son métier : professeur d’anglais, très empathique envers les problèmes de ses élèves, peut-être trop pour son propre bien, je l’ai plutôt apprécié pour ce fait, parce que dans le système éducatif, surtout à la fac/école privée, selon le domaine qu’étudie l’élève, il peut vite dériver vers un syndrome de l’imposteur, ou autres soucis autant familiaux et sociaux qui le fait lutter en plus de devoir réussir son année. Avoir une patte humaine de temps en temps près de soi fait du bien.

Premier jour de rentrée, il apprend à connaitre ses élèves et sent tout au long un regard perçant sur lui : Noah, jeune de 20 ans sur de lui à la peau caramel et à l’insolente tendance à regarder droit dans les yeux. Il finit vite par comprendre qu’il est victime de violences. James, curieux et désireux de percer la carapace de son élève qui ne se mélange pas aux autres, qui veut comprendre ses problèmes et l’aider -comme il l’a déjà tant fait avec d’autres élèves – finit par développer une sérieuse obsession/attirance envers lui.

Quelques dilemmes intérieurs sur l’éthique, l’impartialité, et le fait que cette relation soit interdite jalonne les pages tout au long, mais on finit par bien se rendre compte que James est plutôt faible pour résister, malgré ses bonnes pensées. Il va aider Noah -envers et contre lui, de gré ou de force -avec ce problème de violence qu’il subit, s’en rapprocher, l’apprivoiser et connaitre de nombreux hauts et bas dans leur relation.

Pourtant, si à certains moments j’ai trouvé James bien trop faible/pathétique et intrusif/impatient (je n’aime pas les gens qui se mêlent de ce qui ne les regarde pas) et que j’ai eu envie que Sam son ami policier, le raisonne pour de bon sur certaines de ses idées (très mauvaises) pour aider Noah, sa tendance à être un phare pour lui quoi qu’il arrive, quoi qu’il se passe, malgré le côté toxique que Noah ressortait pour se protéger et pour protéger James d’une potentielle expulsion, j’ai apprécié cette lecture. 

Affinités : 

Si ce thème vous intéresse, que vous souhaitez une lecture légère mais qui approfondit bien le caractère et les émotions des différents personnages, que vous aimez la plume de cette auteure, et que les sujets de violences avec toutes leurs conséquences ne vous laissent pas indifférents, ce livre peut vous plaire.

Ma note : 14/20

7 réflexions sur « Désirs défendus »

    1. C’est des sujets particuliers, ça s’explique. Perso, tant que l’élève est majeur et que le prof n’exerce pas un contrôle toxique sur lui (ou que c’est l’élève qui va vers lui) ça ne me choque pas. Et souvent ils font en sorte que la Romance soit pleinement vécu quand il n’y a plus la relation prof élève. Surtout que mine de rien, ça arrive dans la réalité

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      1. Bien sûr que ça arrive dans la réalité !^^ Dans l’ancien lycée où travaillait ma mère, c’est arrivé cette année, d’ailleurs… (étudiante pile majeure…)
        Après, pour en revenir au récit, ça dépend de la différence d’âge et du fait que le « jeune » soit effectivement majeur ou non…Mais cela me dérange quand même, surtout vis à vis de l’adulte, en fait.

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      2. Dans ce récit, il avait 22 ans et ça se passait en France, du coup ce n’est pas par rapport à une potentielle pédophilie que ça te dérange mais plus dans le fait qu’il est dans un cadre de fonction ?

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      3. Oui, sur le fond, la fonction ne me dérange pas spécialement. C’est plutôt la potentielle pédophilie ou la différence d’âge… Genre si l’adulte a un enfant ayant le même âge que celui/celle dont il/elle va tomber amoureux.se.

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      4. Aahhh mais je comprends totalement pour ça, c’est complètement tordu quand c’est de la pédophilie ET QU’EN PLUS c’est pour avoir un substitut. Il y avait ça dans Je ne suis pas un gay de fiction, j’ai beau être ouverte d’esprit ça m’avait sérieusement fait grimacer (yavai pas ma relation prof élève mais les deux autres éléments oui vu que c’était un lycéen sortant avec un adulte). Je l’avais dit dans ma chronique, mais si je l’avais vu plus souvent ma note aurait baissé rien qu’à cause de ça. Les 2 livres que j’ai lu sur ce thème (prof élève), c’était désirs défendus et puisque c’est ma rose. Comme je l’ai dit désirs il est pleinement majeur et l’autre livre, la fille avait 17 ans à leur rencontre et le prof l’evitait c’est à ses 18 ans qu’elle s’est jetée dans ses bras.
        En tout cas je vois ton point de vue 😉

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