Focus sur Devil’s Line

Genre : Seinen

Editeur : Kana

Résumé du tome 1 : devil-s-line-tome-1-659364-264-432

La société des hommes n’est pas celle que l’on croit. Sans le savoir, elle abrite une population de vampires qui côtoient les humains tout en dissimulant leur vraie nature. C’est ainsi que Tsukasa, étudiante à la vie tranquille, va en faire l’âpre découverte. Sauvée de justesse par un homme nommé Anzai, elle comprend que ce dernier n’est autre qu’un membre d’une brigade spéciale, chargée de neutraliser les vampires ayant franchi l’interdit : boire du sang humain.

Au contact de la moindre goutte, ces créatures deviennent des monstres incontrôlables, animées par une rage folle… que le jeune Anzai, être hybride, a de plus en plus de mal à maîtriser.

Une irrésistible attirance naît entre Tsukasa et Anzai, dont la soif de sang ne cesse de s’accroître en sa présence… Vampire et humain, prédateur et proie…

Mon ressenti : 

Bien que mon début avec ce manga a été un peu prudent (les dessins, il y a des problèmes de proportions du corps et les vampires ont des cernes incroyables quand ils n’ont pas bu de sang, ce qui leur donne un côté très glauque) et perplexe, aujourd’hui, je peux le dire sans sourciller : j’aime beaucoup ce manga !

La série, actuellement en cours, se terminera au tome 14, avec la possibilité de bonus par un tome 15 (information sur le site de l’éditeur). Ce qui m’a plût dans ce manga, outre les vampires, et donc le côté fantastique, c’est vraiment le réalisme et les problèmes discriminatoires/ de société, dont parlent l’auteure. 

De plus, les sentiments sont très bien exploités et les personnages sont tous complexes. J’ai beau relire, y’a des subtilités qui m’échappent toujours. Et je ne parle pas que des personnages principaux mais de tous les autres. L’auteure les a tous approfondis, chacun a une vraie histoire, de vrais états d’âmes, de vrais amours.

A de nombreuses parties, elle fait appelle à l’empathie du lecteur, sans tomber dans le pathos, juste en énonçant les horreurs et difficultés auxquelles ceux différents peuvent connaitre.

Les vampires ne sont, ici, que des humains avec un « problème génétique ». Ils ne sont pas de nature mauvaise, ils veulent vivre comme tout le monde, mais leur destin en a décidé autrement. Et leur existence, secrète à l’égard du public, ne simplifie pas les choses.

Il leur suffit de voir du sang, de ressentir des émotions fortes (colère, désir), pour se transformer. Et vous savez où l’auteur m’a eu ? C’est tout bête : c‘est le fait qu’ils pleurent lors de leur transformation, où ils sont vraiment « immondes », qu’on a un aperçu de leurs peines et douleurs. Beaucoup se trouvent dégoûtants, repoussants. Monstrueux.

_ Ces pulsions me dégoûtent… En léchant son sang, j’ai eu envie de continuer. Pas étonnant que les démons existent depuis si longtemps…

_ Anzai, c’est pas la peine d’en vouloir à la vie.Tu sais, c’est toi qui décides si tu veux devenir un monstre ou pas. Et ça, ça vaut pour les hommes comme pour les vampires.

Mais moi, grande (folle) émotive, j’ai trouvé ça beau.

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La psychologie des vampires est très mise en avant, tout comme les réactions de leur entourage. Pour le meilleur comme pour le pire. Ce manga est très…émotif et très sombre. Il y a beaucoup de sang, de meurtres, de ressentiments et de thèmes durs comme le viol.

J’ai vraiment beaucoup apprécié cet aspect humain parmi ceux au visage de tueurs. 

Des vampires qui passent pour des humains… des vampires qui tuent des humains… des humains qui se comportent comme des vampires… Maman, je suis perdue…

Ils ne veulent pas perdre le contrôlent, ils en « crèvent à petit feu », et le risque de blesser un proche dans cet état est grand et leur est insupportable.

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L’auteure parle alors des législations, de la façon dont ils sont encadrés, de la manière dont certains sont élevés, elle ne laisse rien au hasard. Et, chose peu commune, il y a de la romance dans ce seinen.

Et puis elle met en contraste les humains et les vampires, semblables en tous points, sauf sur leur transformation : même défauts, même envie, même perversité.

Laisse-moi te poser une question avant que tu meures. Quand tu me regardes… tu vois un humain ? Je suis cruel. Je n’ai aucune morale. Alors dis-moi… suis-je un de tes « humains » ?

Ce n’est pas être un vampire qui rend mauvais. La nature de l’homme d’être bon ou mauvais n’est pas dans sa « race » ou ses différences.

Je me pose la même question… depuis toujours… La même sempiternelle question… Qu’est-ce qui fait d’un monstre, un monstre ?

Par ailleurs, l’aspect thriller très présent et non négligeable de ce manga fait son point fort aussi ! La police a un département spécial composé de vampire car seuls les vampires sont aptes à arrêter des vampires hors de contrôle. Et dans tout ça, ils devront lutter contre une organisation dont le but est de semer la discorde et d’éradiquer les vampires.

Lesdits vampires qui pourtant, restent à l’écart, ne souhaitent de mal à personne et se font quand-même persécuter. On les provoque, les pousse à bout, pour les faire passer pour des monstres…ce qui risque presque de finir en inquisition ou purge. Tout ça parce que les humains sont guidés par la peur. On peut très bien voir un parallélisme avec certaines bavures de nos propres temps.

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Je vous laisse imaginer les taupes, trahisons, suspicions, et mystères que ça provoque. Le passé d’Anzai est un mystère à lui tout seul ! Sans parler de sa famille, de sa conception, et puis…de son tueur de père. Qu’on apprend à connaitre plus en détail au fil des tomes.

Ce soir-là, je me suis rasé.

Je me suis coiffé avec soin.

Je m’étais levé en forme

Mon corps semblait prêt pour ce que j’avais l’intention de faire

Ma tristesse étant déjà immense, j’ai évité une tenue de deuil.

J’ai porté un costume ordinaire et une cravate banal.

Et je suis parti tué cinq personnes.

J’avais adoré le tome où la famille d’Anzai était dévoilé. Voir son paternel en isolement et qui a pourtant l’air très épris de sa femme m’a rappelé ce que le docteur à dit à son sujet.

Pour ne pas toucher à sa femme, il tuait environ quinze personnes par an.

Parmi les personnages, en plus d’Anzai et de Hans Ri que j’apprécie bien, il y a le docteur qui aide Yuki (Anzai) a mieux connaître les tréfonds de sa sombre partie avec autant de finesse que Hans (c’est-à-dire, aucune !).

_J’ai envie de la serrer dans mes bras…de la caresser….d’entrer en elle…de la lécher…d’aller et venir…de boire son sang.

Affinités : 

Pour le peu de tomes que cette saga possède, pour son aspect fantastique, pour l’enquête policière qui s’y déroule, pour la romance qui montre un angle d’acceptation, pour les émotions qui nous touchent facilement, pour les caractères sociétaux, réalistes et vrais et pour l’histoire avec de jolis twists bien ficelés, je ne peux que vous dire de tenter !

Ma note à l’intégralité : 17/20

Teaser :

Le tome 11 sort le 7 décembre chez Kana !

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9 réflexions sur « Focus sur Devil’s Line »

      1. 😂😂😂 Sûr et certaine. Mais comme je l’ai dit les dessins au début sont le point faible de l’histoire mais même moi qui suis (treeees) « tatillon » sur les dessins (qui en plus s’améliorent) j’ai fermé les yeux 😉 J’ai aucun partenariat non plus mdr donc tkt. En tout cas, contente de t’avoir intéressé 😏

        Aimé par 1 personne

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