Jusqu’ici, tout va bien

Genre : Jeunesse, Romance

Editeur : L’école des loisirs

Résumé :

1968. Une petite, petite ville de l’Etat de New York. Un père sans repères, une mère sans remède. Deux grands frères, dont un avalé par la guerre du Vietnam. Pas assez d’argent à la maison. Trop de bagarres au collège. Des petits boulots pour se maintenir à flot. Une bibliothèque ouverte le samedi pour s’évader. Une idole inaccessible. Une collection d’oiseaux éparpillée à tous les vents. Des talents inexploités.

Et une envie furieuse d’en découdre avec la vie. A quatorze ans, Doug Swieteck vient juste d’arriver dans une nouvelle ville, où il ne connaît personne. Son frère aîné est un crétin fini. Tout semble donc jouer contre lui. Commence alors une histoire sur le passage de l’adolescence à l’âge adulte, où comédie et tragédie jouent à part égale.

Mon ressenti :

Voilà un livre qui se lit vite, tant, l’histoire peut séduire. Lu dans le cadre de « masse critique », je l’ai fini rapidement, et même si je n’ai pas été transportée, j’ai apprécié ma lecture, alors merci à l’équipe Babelio et à l’éditeur Ecole des loisirs.

Suivant la vie du jeune Douglas, on s’aperçoit rapidement de la noirceur tachetant ses jours. On ressent de la colère et de l’indignation par moment. Mais aussi de la peine et de la frustration contre le fait qu’il ne puisse se défendre ni contre son père, ni contre son frère, ou même sauver le sourire de sa mère.

Elle a pris le livre, elle l’a approché doucement de ses lèvres et l’a embrassé. Ce n’était pas bizarre. C’était beau.

Et tout au long du livre, nous découvrons avec lui des planches des « Oiseaux d’Amérique » d’Audubon, qui correspondent parfaitement à des morceaux de sa vie. Et que parfois, il les interprète selon les événements qui s’y défilent. Ce qui donne un caractère encore plus fort aux émotions de ce garçon qui les contient tant.

Des brûlures sur tout le visage. Le peu de peau qu’il lui restait luisait et paraissait étirée. Ses sourcils et ses cils avaient disparu, apparemment définitivement. Et tout suintait. Tout paraissait humide et à vif.

Il avait perdu le ciel.

Alors oui, c’est beau. C’est beau parce qu’on subit une montagne russe d’émotion : du rire de son ironie, par son insolence, dans la façon de raconter son histoire de façon simple mais riche, à quelques larmes fugaces pour certains passages, et à la joie face la lumière qui s’installe par distillation dans sa vie, puis pour de bon.

_Vous avez dessiné la guerre.

Silence de l’entraîneur M. Reed. La main pressant le bloc-notes et l’appuyant contre le bureau.

_Mon frère y était aussi, ai-je dit. Il est rentré.

Longue minute de silence.

_Non, il n’est pas rentré, a dit finalement l’entraîneur M.Reed. (Sans prendre sa voix de sergent.) Personne ne rentre jamais du Vietnam. Pas vraiment.

Affinités :

Ce livre a beaucoup de qualités pour plaire, on voit que rien n’est perdu, et que les jeunes se pensant perdus, fichus ou incapables de prouesses peuvent être plein de ressources si on leur donne l’opportunité de se développer. Il plaira à quiconque aime se laisser un petit peu émouvoir.

Ma note : 12, 5/20

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4 réflexions sur « Jusqu’ici, tout va bien »

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