B.O.A., Tome 1: Loterie funeste

Genre : Young-Adult, Dystopie

Editeur : Mortagne Eds

Résumé : b-o-a-tome-1-loterie-funeste-1010443-264-432

Une loterie inhumaine.

Six immortels à gagner.

Dans la grande ville de Liberté, quand les citoyens achètent des billets pour la loterie annuelle, ce n’est pas pour gagner de l’argent. Les BOA qui dirigent cette société post-apocalyptique espèrent remporter des Sacs à sang. Des esclaves. Des êtres humains dont ils pourront s’abreuver pour subsister. Jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Mais, cette année, la loterie est différente. Cette année, six adolescents sont en jeu, rendus immortels par un processus révolutionnaire. Destinés à offrir leur sang à leurs futurs propriétaires, ils sont condamnés à souffrir éternellement, car même la mort ne pourra les délivrer.

S’ils résistent, ils seront transformés en créatures terrifiantes. En Charognards. Des bêtes voraces. S’ils obéissent, ils sont perdus pour toujours…

Mon ressenti : 

Lu dans le cadre d’une masse critique privilégiée, je remercie Babelio et les éditions Mortagne !

Livre de dystopie, dont j’apprécie le genre sans en être complètement dingue, dans B.O.A, on évolue dans un monde où, suite à un terrible virus, des humains sont changés en suceurs de sang assoiffés nommés B.O.A (des vampires quoi) qui vont assujettir de bien des façons ceux dont le sang est encore sains : des humains. Et dans tout ça, il y a des Charognards, qu’on peut considérer comme des BOA dégénérés, qui font frémir d’effroi tout le monde et dont cette condition peut être réservée comme punition à ceux ne respectant pas la loi.

D’une manière générale, l’auteur maîtrise parfaitement son sujet. Elle développe l’endroit et les règles des Sac à sang, (les humains sains) ce qu’est le cellier, comment ils naissent, comment ils évoluent, et ce, au fil de l’histoire, en changeant de point de vue, pour nous montrer comment cela se passe dans la cité Liberté, ou encore dans la société Sang et Prestige.

Il y a donc des opprimés, des brimés, des pauvres, des malheureux, une grande crasse noirâtre sous le rêveur mais mensonger nom de la cité Liberté. Et ceci, en mélangeant le tout et en rajoutant des traitements inhumains, des tortures aussi bien physiques que psychologiques, en passant par les humiliations ou la coercition, crée des sentiments néfastes : de la colère réprimée, de la haine, de l’impuissance, une volonté de sauver et des résistants.

Et (malheureusement) forcément, le fil conducteur est très visible, il n’y a pas de surprise ni de grandes actions dans ce tome. Il n’est pas non plus totalement linéaire, mais pas de quoi nous fouetter vraiment.

La plume de l’auteur est normale. Assez descriptive mais pas trop détaillée (ce qui est tant mieux pour les personnes non friandes de descriptions comme moi). Elle nous fait traverser son monde à la 3e personne, ce qui, quand on est habitué au récit fait à la 1ère personne, peut demander un léger moment d’adaptation, et question préférence, il se peut qu’il y ait des grincements de dent, mais dans l’ensemble, on s’y fait vite.

On peut relever toutefois, justement par la grande inaction des impuissants personnages, de nombreuses répétitions dites différemment mais dont le sens revient au même sur leur condition, leur colère, leur incapacité à changer les choses, ou pour certains, leur désir de plaire, la façon dont leur vie a été toute tracée, et d’autres choses du genre. Ce qui peut un tantinet, finir, il faut l’avouer, lasser. Mais en somme, ce peut être une lecture plaisante, le côté politique n’est pas oublié, ni pratique, ou théorique, comme je l’ai dit, l’auteur maîtrise son sujet.

Le livre est souple, l’édition bien faite, environ 450 pages avec un preview sur le tome 2, et une bonne taille aéré de police.

Affinités : 

Ce livre intéressera les lecteurs appréciant les univers post-apocalyptiques assez bien établis et n’étant pas contre une lecture plutôt calme et posant les bases.

Ma note : 11/20

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3 réflexions sur « B.O.A., Tome 1: Loterie funeste »

    1. C’est ça :/ Mais ça, c’est un trait chez moi mdr. J’ai failli passer à côté de la superbe oeuvre qu’est la Passe-miroir et Les chroniques de Mackayla Lane à cause du « manque d’action » (bien que pour Mac, ça n’a pas pris vraiment du temps à démarrer). Mais c’est vrai que dans ce livre, la mise en place était nécessaire. C’est plutôt les parties sur les filles « de premier choix » qui ont desservi.

      Aimé par 1 personne

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